| La lutte contre la culture des
plantes servant à la production de drogues interdites est la source
dune répression croissante en Colombie et représente
un coût très élevé pour les communautés
paysannes concernées. Dans les départements de Guaviare, Caquetá
et Putumayo, principales zones de culture de coca et de pavot, de violents
affrontements entre paysans et policiers se succèdent. Selon des
sources officielles, il y a en Colombie 39 800 ha de coca, 20 200 de pavot
(10 % de la production mondiale) et 5 000 de marijuana. Cependant le Centre
de recherche et déducation populaire (CINEP) assure quil
y a, en plantation de cocaiers, de 140 000 à 180 000 ha et que quelque
400 000 personnes vivent directement de cultures illicites. Depuis 1995
le gouvernement a tenté déradiquer ces cultures par
épandage de produits fumigènes qui ont provoqué de
graves problèmes pour le milieu naturel et la santé des hommes.
On observe par ailleurs une dépendance croissante vis-à-vis
de Washington, et une militarisation inquiétante liée au développement
de la guérilla . Les articles ci-dessous montrent pourquoi les paysans
des départements de Guaviare, Caquetá et Putumayo, se sont
orientés vers les productions en question, comment ils vivent dans
une telle situation et quelle pourrait être une politique qui sattaquerait
au fléau de la drogue sans en faire pâtir les plus pauvres.
Les deux premiers textes ci-dessous sont parus dans Noticias Aliadas,
22 août 1996 (Pérou), le troisième a été
publié sous la plume de Ricardo Vasas Mesa dans Campo Adentro, août
1996 (bulletin sur lagriculture publié par le Centre de recherche
et déducation populaire, Santafé de Bogotá, Colombie).
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