DIAL D 2120 du 16-31 décembre 1996
Mots-clés : Migration, paramilitaire, violence, guérilla, politique agraire.
DEPLACEMENTS DE POPULATIONS

Les déplacements de populations ont commencé depuis de nombreuses années en Colombie lorsque des paysans se sont trouvés pris entre la violence de la guérilla et la répression exercée par l’armée. L’exode massif de populations laissant derrière elles leurs formes de vie, leurs terres et leurs biens, a été renforcé par le développement de la lutte contre le trafic de drogue et dernièrement par des projets de grande envergure où sont impliqués des intérêts étrangers, notamment dans la région d’Urabá où devrait être construit un canal interocéanique. L’article ci-dessous fait état de la réalité de ces déplacements, des séquelles sociales et psychologiques qu’entraîne cet exode ainsi que de l’attitude des autorités colombiennes à son égard. Ce texte émane du bureau de l’Association nationale d’aide solidaire (ANDAS), Santafé de Bogotá, 6 octobre 1996. Nous y avons joint quelques extraits de communiqués diffusés en novembre 1996 par le Groupe d’appui aux organisations de personnes déplacées (GAD) regroupant lui-même de nombreuses organisations.