DIAL D 2127 du 16-31 janvier 1997
Mots-clés : Indiens, discrimination, culture autochtone, constitution.
DISCRIMINATION CONTRE LES INDIGéNES
Le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale dont le siège est à Genève a formulé, au mois d’août dernier, plusieurs recommandations à l’État vénézuélien pour qu’il respecte pleinement les droits des peuples indigènes (la population indigène est estimée à quelques 320 000 personnes). Parmi les motifs d’inquiétude signalés par le Comité de l’ONU, on trouve : le non-respect par l’État vénézuélien de son obligation d’adopter une législation nationale qui protège réellement les droits des peuples indigènes, la difficulté pour les victimes d’obtenir une réparation juste et adéquate devant les tribunaux, l’insuffisance d’informations sur la mise en place de ce que prévoit la Convention pour les droits économiques, sociaux et culturels des peuples indigènes. Le Comité de l’ONU a recommandé l’adoption de mesures politiques pour renforcer l’éducation bilingue, fournir des services sanitaires et apporter des garanties légales pour dédommager les victimes de la discrimination sociale.
À cette occasion, 15 organisations indigènes et de droits de l’homme, parmi lesquelles le Conseil national indigène du Venezuela et le Programme vénézuélien d’éducation-action pour les droits de l’homme, ont présenté au Comité un rapport intitulé : La situation des peuples Indiens au Venezuela par rapport la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Ce rapport montre comment les indigènes du Venezuela sont l’objet de pratiques discriminatoires en raison de leur condition raciale. Nous en publions des extraits tels qu’ils ont été sélectionnés par ALAI, du 8 novembre 1996 (Agence latino-américaine d’information).