| La situation politique est devenue
particulièrement tendue en Haïti. Après le premier tour
des élections partielles législatives et territoriales du
6 avril 1997 et la contestation du rôle joué par le Conseil
électoral provisoire (CEP) accusé par le parti du premier
ministre, lOrganisation politique Lavalas, davoir favorisé
le parti Lafanmi Lavalas ultérieurement créé par lex-président
Jean-Bertrand Aristide, rien ne va plus. Le deuxième tour des élections,
fixé une première fois au 15 juin, a été repoussé
à une date indéterminé par une décision du CEP
en date du 12 juin. Entre temps, le premier ministre Rosny Smarth donnait
sa démission le 9 juin, ce qui, selon certains observateurs, serait
considéré comme une victoire dans lentourage de lex-président
Aristide. La tension est forte entre les deux organisations à la
fois soeurs et rivales, lOPL et Lafanmi Lavalas. À cela, outre
la gravité de la situation économique, il convient dajouter
de profonds dysfonctionnements en matière dinstitution judiciaire.
Il ne faut pas pour autant oublier un des points qui est source despoir
: la bonne mise en route de la réforme agraire.Différents
textes parus dans Haïti en marche au cours des mois de juin
et juillet 1997, et un communiqué de la Commission Justice et paix
du diocèse des Gonaïves en date du 23 juin 1997.
| |