DIAL D 2168 du 16-31 juillet 1997
Mots-clés : Élections, crise politique, crise économique, justice, politique agraire.
CRISES EN HAITI

La situation politique est devenue particulièrement tendue en Haïti. Après le premier tour des élections partielles législatives et territoriales du 6 avril 1997 et la contestation du rôle joué par le Conseil électoral provisoire (CEP) accusé par le parti du premier ministre, l’Organisation politique Lavalas, d’avoir favorisé le parti Lafanmi Lavalas ultérieurement créé par l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, rien ne va plus. Le deuxième tour des élections, fixé une première fois au 15 juin, a été repoussé à une date indéterminé par une décision du CEP en date du 12 juin. Entre temps, le premier ministre Rosny Smarth donnait sa démission le 9 juin, ce qui, selon certains observateurs, serait considéré comme une victoire dans l’entourage de l’ex-président Aristide. La tension est forte entre les deux organisations à la fois soeurs et rivales, l’OPL et Lafanmi Lavalas. À cela, outre la gravité de la situation économique, il convient d’ajouter de profonds dysfonctionnements en matière d’institution judiciaire. Il ne faut pas pour autant oublier un des points qui est source d’espoir : la bonne mise en route de la réforme agraire.Différents textes parus dans Haïti en marche au cours des mois de juin et juillet 1997, et un communiqué de la Commission Justice et paix du diocèse des Gonaïves en date du 23 juin 1997.