DIAL D 2181 du 1-15 novembre 1997
Mots-clés : Drogue, base militaire, ingérence, géopolitique, autonomie, indépendance

Après les base militaires, un centre antidrogue au Panama ?

Les États-Unis doivent rendre au Panama le canal et la zone de quelque 20 km qu'ils contrôlent de part et d'autre, au 31 décembre 1997, conformément au traité Torrijos-Carter de 1977. L'évaluation de la présence nord-américaine, en termes de coûts et avantages, bat son plein à mesure que les échéances approchent. Depuis quelque temps, un autre projet de présence nord-américaine au Panama voit le jour : l'établissement d'un très important "Centre antidrogue multilatéral". Cette perspective suscite de nombreux débats au Panama. On perçoit au moins deux positions sur cette question. Ceux qui ne s'opposent pas au principe d'une installation, mais critiquent la manière ambiguë dont le gouvernement de Ernesto Pérez Balladares traite la question. D'autres s'opposent au projet car ils y voient une violation de la souveraineté du Panama. L'article ci-dessous est paru dans Reporte Politico/Panorama Centroamericano, août 1997 (revue de l'INCEP, Institut centraméricain d'études politiques, Guatemala).