| Très nombreux sont les
pays d'Amérique latine où se pose la question de l'impunité
(pour un tableau général de la situation. C'est le pris que
les militaires ont réclamé pour qu'ils laissent s'instaurer
la démocratie. Mais un tel prix n'est-il pas incroyablement lourd
au point d'empêcher toute réconciliation nationale ? Comment
victimes et tortionnaires peuvent -ils vivre ensemble sans que justice ne
soit faite ? Comment peut-on refouler les drames vécus au point d'empêcher
la vérité de voir le jour ? Questions redoutables qui refont
constamment surface tant l'impunité laisse les plaies ouvertes. Le
Guatemala est le dernier pays d'Amérique latine à avoir signé
un accord global et définitif de paix, le 26 décembre 1996,
à Oslo. Un accord préalable, signé le 23 juin 1994
entre, d'une part, l'Union révolutionnaire nationale guatémaltèque
(URNG, une coalition des mouvements de guérilla) avait décidé
la création d'une Commission d'éclaircissement historique
dont l'installation officielle a eu lieu tout ré"cemment, le 31 juillet
1997, soit trois ans plus tard. de son côté, l'Église
catholique, utilisant son réseau paroissial, avait mis en route un
volume important d'enquêtes dont les résultats seront confiés
à la commission d'officielle. Un article de paru dans Reorte politico/Panorama
Centroamericano, août 1997 (revue de l'institut centraméricaine
d'études politiques, Guatemala), présentant la mission, le
fonctionnement ainsi que les limites de la Commission d'éclaircissement
historique. Nous avons ensuite sélectionné quelques extraits
significatifs du discours prononcé par M. Christian Tomuschat, coordinateur
de cette commission, lors de l'installation officielle de celle-ci le 31
juillet 1997 (même source). Enfin, un article paru dans Noticias
Aliadas, 21 août 1997 (Pérou), présente le projet
mis en route par l'Eglise catholique pour que soit retrouvée la mémoire
historique.
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