| Un des aspects généralement
peu mis en valeur du conflit du Chiapas est la véritable persécution
menée par les autorités civiles contre le diocèse de
San Cristóbal de Las Casas (cf. DIAL D
2171). Sans doute, on sait lacharnement des autorités à
critiquer le comportement de Samuel Ruiz, évêque du lieu et
démissionnaire depuis quelques mois de la présidence de la
Commission nationale dintermédiation (CONAI) entre le gouvernement
mexicain et lArmée zapatiste de libération nationale
(EZLN) (cf. DIAL D 2229). Le
président Ernesto Zedillo, faisant clairement allusion à Samuel
Ruiz, a lui-même parlé de théologie de la violence,
suscitant un démenti vigoureux de la part de cet homme de paix qua
toujours été Samuel Ruiz et dont le tort principal est de
réclamer justice pour les peuples indigènes. On sait moins
que cette hostilité, relayée sur le terrain par larmée
et des groupes paramilitaires, atteint directement des communautés
catholiques du diocèse ainsi que leurs ministres au point que quelque
40 églises sont désormais interdites. Article que Proceso
en date du 16 août 1998 a consacré à cette question
sous la plume de Julio César López et Rodrigo Vera.
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