DIAL D 2256 du 1-15 novembre 1998
Mots-clés : Guerre, guérilla, paramilitaires, crise politique, corruption, paix.
LA GUERRE LA PLUS LONGUE

Le conflit armé qui continue de sévir en Colombie aura été le plus long de ceux qui ont récemment ensanglanté l’Amérique latine. Depuis l’élection de Andrés Pastrana à la présidence, des perspectives sérieuses de réglement du conflit existent, si l’on en croit les débuts de dialogue avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et l’Armée de libération nationale (ELN). Le 7 novembre, le gouvernement doit commencer le retrait de ses forces armées d’une zone de 40 000 Km2 et s’engage à la maintenir démilitarisée pendant 90 jours afin qu’y soit élaboré l’agenda pour la paix. Les FARC ont évidemment pris de leur côté certains engagements. Avec l’ELN, la première rencontre avait eu lieu à Mayence le 15 juillet. Il n’empêche que des attaques sanglantes continuent de se produire régulièrement, telle celle que les FARC viennent de mener à Mitœ et qui aurait entraîné au moins une soixantaine de morts. L’existence des paramilitaires complique encore un peu plus la situation. Il faut s’attendre à des négociations longues et difficiles. Une présentation d’ensemble des données du conflit est faite grâce à l’article de Gabriel Gaspar, paru dans Mensaje, octobre 1998 (Chili).