DIAL D 2279 du 16 au 28 février 1999
Mots-clés : Dictature, guerre sale, répression, militaires, disparus, impunité, justice.
DES ENFANTS EN QUETE D'IDENTITÉ

En dépit des lois dites du “point final” et de l’“obéissance due” ainsi que des grâces présidentielles qui ont protégé les ex-dictateurs d’Argentine et ceux qui furent leurs complices, plusieurs d’entre eux sont désormais arrêtés. Ils sont accusés de séquestration organisée et systématique de mineurs car un tel délit n’est pas recouvert par l’amnistie (cf. DIAL D 2237). Des enfants naissant en prison étaient immédiatement retirés à leurs mères et donnés à des militaires, avant que les mères ne soient elles-mêmes exécutées. Les arrestations des plus haut chefs militaires de la dictature représentent un pas en avant considérable en faveur de la justice. On doit cette avancée au travail acharné des Grands-mères de la place de Mai. Article de Dafné Sabanes Plou, Buenos Aires, Noticias Aliadas, 25 janvier 1999.