| La situation au Chiapas, à
laquelle nous consacrons trois courts dossiers dans cette livraison, suscite
des inquiétudes de plus en plus vives après les dernières
incursions de lArmée fédérale dans la forêt
Lacandone, les limites imposées à la libre circulation des
personnes, les arrestations arbitraires dobservateurs nationaux et
internationaux, les déclarations intolérantes de Roberto Albores,
gouverneur de lÉtat du Chiapas, qui vient de faire approuver
plusieurs initiatives de lois dangereuses pour la justice et la concorde,
la construction de routes au service du développement
selon le gouvernement mais faites pour faciliter la pénétration
de larmée fédérale selon les zapatistes, les
mesures militaires prises pour encercler dans un village proche de La Realidad
des paysans favorables aux zapatistes ainsi que des étudiants venus
manifester leur solidarité au peuple chiapanèque face à
la menace de privatisation du patrimoine culturel mexicain (plusieurs personnes
ont été arrêtées et dautres blessées
le 25 août), etc. De nombreux analystes manifestent une inquiétude
grandissante devant le durcissement de la situation. Lobjectif poursuivi
par la présentation de ces dossiers D 2310,
2311 et 2312
est de permettre au lecteur de prendre connaissance des faits et analyses
qui aident à mieux percevoir la détérioration de la
situation due au maintien dune politique qui brille avant tout par
son manque de respect des droits de lhomme, surtout lorsque lhomme
en question est indigène.Lanalyse de la situation au Chiapas
émane du SIPAZ (Service international pour la paix) qui mène
actuellement de nombreuses actions de formation à la paix et à
la réconciliation au Chiapas. Elle est datée du 22 août
1999.
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