DIAL D 2352 du 16 au 29 février 2000
Mots-clés : Indiens, culture autochtone, discrimination, marginalisation.
Après les événements de Quito, les réactions de l'évêque de Cuenca :
SIX JOURS DE PEUR POUR LES UNS,
CINQ CENTS ANS D'INHUMMANITÉ POUR LES AUTRES
Les événements qui se sont produits à Quito au mois de janvier (cf. DIAL D 2347) se sont terminés par la défaite des peuples indiens (du moins dans l’immédiat) et la continuation de la même politique par l’ex-vice-président devenu président grâce au coup d’État (ce qui n’empêche pas que des civils et militaires soient actuellement poursuivis pour avoir été actifs dans ce coup d’État). Le grand événement fut et restera la mobilisation exceptionnelle dont les peuples indiens ont fait preuve, gage d’espérance pour des changements à venir. Mgr Luis Alberto Luna Tobar, archevêque de Cuenca, dénonce vigoureusement la grave incompréhension à laquelle se heurtent les Indiens et s’en prend avec force à l’aveuglement des “créoles”. Deux brefs articles publiés dans le quotidien El Hoy du 29 janvier et du 5 février 2000.