DIAL D 2385 du 16 au 30 juin 2000
Mots-clés : Entreprise, travail, femmes, syndicat, exploitation.
LA "MAQUILA" OU LE RETOUR À L'ESCLAVAGE

Les entreprises appelées maquilas ou maquiladoras sont des ateliers d’assemblage travaillant pour l’exportation, installés dans des zones franches d’Amérique centrale, jouissant de diverses exemptions, dépendant d’entreprises le plus souvent d’origine asiatique ou étasunienne et utilisant une main-d’Ïuvre essentiellement féminine. Le faible coût de la main-d’Ïuvre est la raison majeure de l’attrait exercé par ces pays sur les entreprises étrangères, à quoi s’ajoute la possibilité de prendre une liberté considérable en matière de respect des droits des travailleuses. Certains n’hésitent pas à parler à propos des maquilas d’un nouveau “capitalisme sauvage”. Il existe heureusement, et malgré les obstacles rencontrés, un certain nombre de cas où les salariés s’organisent pour défendre leurs droits. Nous présentons dans trois brefs dossiers (D 2385, 2386, 2387) un aperçu de la situation au Honduras, en El Salvador et au Mexique. Texte de Thelma Mej’a sur la situation au Honduras, paru dans Noticias Obreras (Honduras) et dans Carta a las Iglesias (El Salvador), 16-31 mai 1999.