| DIAL D 2392 du 16 au 31 juillet 2000 | |
| Mots-clés : Disparus, impunité, droits de l'homme, loi, dictature. | |
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LES DÉTENUS DISPARUS EN URUGUAY DE QUELLE RÉCONCILIATION PARLONS-NOUS ? |
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Le sort des détenus disparus en Uruguay
a fait récemment la une de la presse en raison de la campagne menée
par le poète Juan Gelman pour retrouver sa petite-fille disparue
depuis 1976. Grâce au nouveau président George Batlle qui
a succédé à Julio Mar’a Sanguinetti en mars 2000,
les retrouvailles furent rendues possibles. C'est durant la dictature
militaire (1973-1984) que se sont produites des séquestrations-disparitions
d'un nombre de personnes actuellement estimé à 140. Par
référendum, l'Uruguay a approuvé une loi d'amnistie
le 16 avril 1989, connue sous le nom de Loi de caducité. Cette
loi a été jugée incompatible, par la Commission interaméricaine
des droits humains (octobre 1992) et par le Comité des droits humains
des Nations unies (mars 1989 et avril 1998), avec la Convention américaine
sur les droits humains et le Pacte international des droits civils et
politiques, l'un et l'autre ratifiés par l'Uruguay. Il semble possible
que l'Uruguay sorte à présent de l'immobilisme en matière
de recherche des détenus disparus et de lutte contre l'impunité.
Le président Jorge Batlle vient de créer une Commission
pour la paix chargée de trouver une solution à la question
des disparitions forcées effectuées pendant la dictature
militaire. |
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