DIAL D 2407 du 1er au 15 octobre 2000
Mots-clés : Intervention, guerre, drogue, injustice.
LE PANAMA AFFRONTÉ AU PLAN COLOMBIE 
Les pays frontaliers avec la Colombie (Panama, Venezuela, Brésil, Pérou et Équateur) manifestent de plus en plus leurs craintes face au conséquence que va avoir sur leur propre territoire la mise en oeuvre du Plan Colombie. Le financement de sa partie la plus “militaire” est assuré par les États-Unis (cf. DIAL D 2374 et 2381). Déjà, sont signalés des mouvements de population en provenance de Colombie, venant s’installer en Équateur. Il faut dire que ce pays-ci est le plus sensible puisque c’est dans la province colombienne de Putumayo, frontalière avec l’Équateur, que doivent se faire des fumigations systématiques et à grande échelle contre les cultures de la coca. Le Brésil vient de lancer l’opération Cobra dont le but est d’installer des bases de contrôle dans sept villes frontalières pour empêcher le passage clandestin de guérilleros et de paysans colombiens. De vives inquiétudes s’expriment aussi au Panama comme en témoigne la déclaration en date du 11 septembre 2000, émanant du président de la Pastorale sociale-Caritas de la Conférence épiscopale panaméenne, Mgr Carlos Maria Ariz, et du coordinateur national de cette même institution, Hector Endara Hill.