| Les pays frontaliers avec la Colombie
(Panama, Venezuela, Brésil, Pérou et Équateur) manifestent
de plus en plus leurs craintes face au conséquence que va avoir sur
leur propre territoire la mise en oeuvre du Plan Colombie. Le financement
de sa partie la plus “militaire” est assuré par les États-Unis
(cf. DIAL D 2374 et 2381). Déjà, sont signalés des
mouvements de population en provenance de Colombie, venant s’installer en
Équateur. Il faut dire que ce pays-ci est le plus sensible puisque
c’est dans la province colombienne de Putumayo, frontalière avec
l’Équateur, que doivent se faire des fumigations systématiques
et à grande échelle contre les cultures de la coca. Le Brésil
vient de lancer l’opération Cobra dont le but est d’installer des
bases de contrôle dans sept villes frontalières pour empêcher
le passage clandestin de guérilleros et de paysans colombiens. De
vives inquiétudes s’expriment aussi au Panama comme en témoigne
la déclaration en date du 11 septembre 2000, émanant du président
de la Pastorale sociale-Caritas de la Conférence épiscopale
panaméenne, Mgr Carlos Maria Ariz, et du coordinateur national de
cette même institution, Hector Endara Hill. |
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