| Dans une déclaration
en date du 27 avril 1996, les évêques argentins avaient fait
un premier pas pour exprimer leur repentir sur l’attitude adoptée
par des “fils de l’Église” pendant les années de dictature
(1976-1983) (cf. DIAL D 2073). Le 8 septembre 2000, à l’occasion
de l’ouverture du Congrès eucharistique national, a été
lu publiquement un texte de demande de pardon en huit points, approuvé
par la Commission permanente de l’épiscopat. Nous publions intégralement
les points IV, V, VII, VIII de cette déclaration. C’est le point
V, qui traite particulièrement des fautes commises contre les droits
humains au temps de la dictature, qui a particulièrement retenu l’attention.
Certains ont vu dans ce texte un véritable virage opéré
par l’épiscopat, d’autres, tout en reconnaissant l’aspect positif
de la déclaration, sont beaucoup plus réservés. Il
est certain que de tels propos ne peuvent être évalués
que si on les réfère effectivement à la gravité
de la complicité de l’immense majorité de l’épiscopat
argentin. Selon Emilio F. Mignone, sur les quatre-vingts
évêques composant alors le corps épiscopal argentin,
seulement quatre ont eu “une attitude de franche opposition aux violations
des droits de l’homme commises par le régime terroriste”. |
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