DIAL D 2438 du 1 au 15 janvier 2001
Mots-clés : Disparus, impunité, militaires, diplomatie 
Après avoir pris des mesures pour résoudre le problème des détenus disparus,  le président Batlle fait d’étranges nominations 
 
Le président Jorge Batlle s’est fait le porte-drapeau de la défense des droits de l’homme depuis son arrivée au pouvoir (cf. DIAL D 2392). Il a à son actif d’avoir permis au poète Juan Gelman de retrouver sa petite-fille disparue depuis 1976, ce que son prédécesseur, Julio Sanguinetti, avait toujours déclaré impossible. Il a également créé une commission pour la paix composée de personnes appartenant à divers secteurs politiques et sociaux du pays, qui dispose des moyens requis pour faire la lumière sur les 170 Uruguayens détenus disparus en Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay.  Il en est que plus étonnant que le président Batlle promeuve à des postes élevés des personnes connues pour avoir violé ces mêmes droits. C’est ainsi qu’il a proposé au colonel Angel Neyra, accusé de graves violations en la matière, de devenir membre de la Cour suprême de Justice, et qu’il a désigné Julio César Lupinacci, au passé plus que douteux, comme ambassadeur au Vatican.