Le président Jorge Batlle
s’est fait le porte-drapeau de la défense des droits de l’homme depuis
son arrivée au pouvoir (cf. DIAL D 2392).
Il a à son actif d’avoir permis au poète Juan Gelman de retrouver
sa petite-fille disparue depuis 1976, ce que son prédécesseur,
Julio Sanguinetti, avait toujours déclaré impossible. Il a
également créé une commission pour la paix composée
de personnes appartenant à divers secteurs politiques et sociaux
du pays, qui dispose des moyens requis pour faire la lumière sur
les 170 Uruguayens détenus disparus en Argentine, Chili, Paraguay
et Uruguay. Il en est que plus étonnant
que le président Batlle promeuve à des postes élevés
des personnes connues pour avoir violé ces mêmes droits. C’est
ainsi qu’il a proposé au colonel Angel Neyra, accusé de graves
violations en la matière, de devenir membre de la Cour suprême
de Justice, et qu’il a désigné Julio César Lupinacci,
au passé plus que douteux, comme ambassadeur au Vatican.
|
|