| DIAL D 2443 du 16 au 31 janvier 2001 | |
| Mots-clés : Disparus, militaires, guérilla, enquête | |
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PRÈS DE 7 000 DÉNONCIATIONS POUR DISPARITION FORCÉE
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| Le Bureau du défenseur du peuple vient de publier une enquête très importante sur les disparitions forcées au Pérou entre 1983 et 1996, qui va contribuer, sans doute, à faire connaître la vérité sur ce qui s’est passé au cours de ces funestes années de violence politique. L’enquête retient le chiffre de 4 022 personnes considérées comme toujours disparues au Pérou. Sur ce nombre, près de 60 % des cas sont attribués à l’armée péruvienne et 11 % à la police nationale. Les organisations subversives (Sentier lumineux et Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru) sont considérées comme responsables de 50 cas soit 1,2 %. L’enquête manifeste que les disparitions forcées furent utilisées comme un instrument de lutte contre-insurrectionnelle. Le but était d’obtenir des informations des personnes supposées subversives, lesquelles furent en grande majorité de jeunes paysans quechuas. Signalons enfin qu’une “Commission de la vérité” est en train d’être constituée au Pérou. Nous publions un entretien avec Gino Costa Santolalla, adjoint du défenseur du peuple pour les droits humains au Pérou. | |