| Le 6 mars, le juge fédéral
argentin Gabriel Cavallo a déclaré invalides, inconstitutionnelles
et nulles les lois de l'Obéissance due et du Point final, lois que
le président Raśl Alfons’n avait fait voter en 1987 et qui garantissent
l'impunité de quelque 1 180 militaires, policiers et civils, auteurs
de graves violations de droits de l'homme. Le juge a pris cette décision
dans le cadre d'une instruction à l'encontre de deux personnes accusées
de l'enlèvement de Claudia Poblete, alors âgée de huit
mois, fille de Gertrudis Hlaczik et José Poblete. Arrêtés
et jugés, les deux auteurs de l'enlèvement avaient bénéficiés
de la loi de l'Obéissance due. La décision du juge Cavallo
fait grand bruit puisqu'elle ouvre la porte à d'ultérieurs
procès à l'égard notamment des militaires amnistiés.
Seule une décision de la Cour suprême de justice pourrait annuler
celle du juge. L'avocat Horacio Verbitsky, qui avait sollicité cette
décision du juge, donne son point de vue sur une évolution
qui touche aussi d'autres pays d'Amérique latine. Il veut poursuivre
sa tache en portant devant la justice les cas de la jeune franco-argentine
Anne-Marie Erize et des deux religieuses françaises Alice Domond
et Léonie Duquet (cf. DIAL D 1243, 1434, 1517, 1816, 1932, 2200).
Texte paru dans Página 12 du 7 mars 2001. |
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