DIAL D 2542 du 15 au 31 mars 2002

Mots-clés: Église catholique, Hiérarchie, Pastorale indienne, Indiens, Vatican II

Le Vatican réprouve l'ordination
de diacres indigènes

es orientations suivies par Don Samuel Ruiz, dont Dial a publié de nombreuses déclarations tant sur la situation au Chiapas que sur ses options relatives à la mise en place d'une Église indigène dans le diocèse de San Cristóbal de Las Casas, ont été l'objet de vives critiques de la part de certains membres influents de la curie romaine. Ne pouvant ordonner prêtres des indigènes en raison de la discipline actuelle en matière de célibat, Samuel Ruiz avait choisi de renforcer le nombre et le rôle des diacres indigènes. Son successeur, Don Arizmendi, qui a toujours fait preuve d'une grande déférence à l'égard des autorités romaines, a lui-même procédé récemment à l'ordination de nouveaux diacres indigènes. Mal lui en a pris car la réaction de la curie ne s'est pas faite attendre, étant donné l'incapacité de ces prélats romains à concevoir d'autres modèles d'Église que celui qu'ils gèrent. Ce faisant, ils relèguent aux oubliettes les orientations majeures prises par l'épiscopat du monde entier au concile Vatican II.
Nous publions ci-dessous un article du 18 février 2001, provenant de la plume d'Andrès Aubry, anthropologue et historien, excellent connaisseur du Chiapas et du diocèse de San Cristóbal, qui fut souvent consulté comme historien lors de la réforme liturgique et qui fut expert auprès du CELAM (Conférence épiscopale latino-américaine) à Medellín de 1968 à 1973. Nous y avons joint une lettre émanant de la curie vaticane et une autre écrite par les diacres indigènes du diocèse.