Hugo Chávez a remporté le référendum
révocatoire du 15 août 2004. Les Vénézuéliens
ont voulu à une forte majorité quil poursuive
son mandat jusquau terme prévu de janvier 2007. Lévénement
est important tant pour le Venezuela (cf. article de Luis Hernández
Navarro, paru dans La Jornada, Mexique, le 17 août) que
pour lAmérique latine (cf. larticle de Diego Cevallos,
avec le concours de Marcela Valente (Argentine) et de Mario Osava
(Brésil), paru dans IPS le 16 août).
Editorial
Chávez, dans les filets de la presse
La nouvelle victoire électorale de Chávez sera-t-elle
loccasion pour la presse de sinterroger sur la mésinformation
persistante quelle véhicule massivement concernant le président
Chávez et la situation au Venezuela ? Il est peu probable quil
y ait à attendre quelque changement en ce domaine de la part
des médias vénézuéliens qui sont massivement
contrôlés par lopposition et qui pratiquent sans
vergogne la surenchère, la distorsion, la dissimulation dinformations
majeures, le mensonge, les mises en scène dramatisantes reposant
sur du vent. Une presse dépourvue de toute éthique en
matière dinformation. « Mentez, mentez, il en
restera toujours quelque chose », disait Voltaire.
De ces mensonges, il nen est pas resté assez pour que le
peuple vénézuélien leur fasse crédit.
Mais quen est-il de la presse française ? Force est de
reconnaître que les informations quelle transmet sur le
Venezuela ne témoignent pas dune compréhension équilibrée
de la situation. Est-elle victime du martèlement unilatéral
de la presse vénézuélienne ? Est-elle victime dun
comportement qui consiste à davantage fréquenter lopposition
aisée que les classes pauvres reléguées dans les
barrios ?
Comment se fait-il quun grand quotidien national ne trouve pas
dautre grand titre pour annoncer la victoire de Chávez
que daffirmer quil continue de « diviser » les
Vénézuéliens? Pourquoi tel autre, censé
être de gauche, choisit-il de mettre précisément
en exergue les propos dun opposant qualifiant le projet de Chávez
de « projet militaire » et assurant, dans son éditorial,
quil sagit dun président « borné,
démagogue et autoritaire », information dont le simplisme
explicatif sur ce qui vient de se passer laisse pantois
Pourquoi
estime-t-on régler le cas Chávez en le qualifiant de «
populiste », mot qui possède une telle charge négative
quil ne donne manifestement pas envie dapprofondir davantage
la situation. Pourquoi, dans tel autre grand quotidien, les mesures
sociales importantes prises par Chávez sont-elles aussitôt
disqualifiées en les traitant d« électoralistes
» ? Nest-il pas hautain, sinon méprisant, den
appeler au « national-populisme tropical », comme
si ce pseudo-concept «continental» pouvait engendrer autre
chose, en matière de compréhension, quun miroitement
de paillettes ? Pourquoi, généralement, la presse ironise-t-elle
sur labondance verbale dont fait preuve le président sans
prendre simultanément au sérieux lécoute
extraordinaire dont il bénéficie de la part des classes
populaires dont il est bien le premier président à parler
le langage ? Pourquoi rapporter les propos à sens unique de lopposition
en le qualifiant de « dictateur » sans préciser
quil est cet « étrange dictateur » dun
pays qui na pas un seul prisonnier politique dans ses geôles
? Comment ironiser sur l « autoritarisme »
de ce militaire sans sétonner que des officiers rebelles
aient pu occuper pendant des semaines une place centrale de la capitale
du pays sans en être chassés par la force, situation quaucune
démocratie occidentale naurait tolérée une
seule journée ? Pourquoi ne pas reconnaître que la fidélité
de Chávez à la Constitution quil a lui-même
fait voter a été un élément essentiel dans
le maintien du jeu démocratique ? Pourquoi ne pas dénoncer
avec autant de force les appels au meurtre contre Chávez lancés
récemment par lancien président Pérez (Chávez
mériterait de «mourir comme un chien ») comme
une insulte insupportable à la démocratie face auxquels
les dérapages verbaux de Chávez ne sont que propos denfants
de chur ?
Autre fait remarquable : les opinions sur Chávez ne sont pas
traversées en France par le clivage politique traditionnel de
la presse, puisque tel grand quotidien de gauche se montre manifestement
favorable à lopposition vénézuélienne
et que tel grand quotidien de droite se met à publier des articles
dont lhonnêteté (mais ce ne fut pas toujours le cas)
honorerait la gauche.
Des critiques peuvent être faites à Chávez mais
sans tomber dans une caricature mensongère et malveillante du
personnage. Comme pour rétablir léquilibre, Dial
a choisi aujourdhui de publier des textes « alternatifs
» manifestant une opinion positive raisonnée à légard
du président.
Pour en revenir à la presse du Venezuela, un texte tout récent
dEduardo Galeano nous servira de conclusion : « Ici,
il ny a pas de liberté dexpression !, clament
avec une absolue liberté dexpression les écrans
de télévision, les ondes radios et les pages des journaux.
Chávez na pas fermé une seule des bouches qui déversent
quotidiennement insultes et mensonges. La guerre chimique destinée
à envenimer lopinion publique se poursuit impunément.
Lunique canal de télévision fermé au Venezuela,
le Canal 8, na pas été victime de Chávez
mais de ceux qui usurpèrent sa présidence pendant deux
jours, au cours du coup dEtat fugace davril 2002. Et quand
Chávez sortit de prison et récupéra la présidence,
accompagné dune immense multitude, les grands médias
vénézuéliens ninformèrent pas de ce
nouvel événement. La télévision privée
passa toute la journée des films de Tom et Jerry. »
(La Jornada 19 août 2004)
Dial
20 août 2004
Les raisons dune
victoire
Hugo Chávez sest offert le palmarès. Pour la huitième
fois consécutive depuis 1998, il a triomphé dans une consultation
populaire ou une élection présidentielle. « La
balle est tombée au centre de la Maison Blanche, nous avons fait
un carton » dit-il devant la foule réunie face au Palais
de Miraflores pour célébrer son triomphe, et il a ajouté
« Cest un cadeau pour Bush. »
Cette fois, sur 94% des résultats enregistrés, le président
du Venezuela a obtenu 58,25 % des votes. Ce pourcentage est supérieur
à celui obtenu lorsquil fut élu en 1998 avec 56,2%
des suffrages, et supérieur aux 57% quil atteignit lorsquil
fut réélu en 2000. Ce triomphe est encore plus remarquable
si on considère que plusieurs de ses anciens alliés il
y a six et quatre ans font partie aujourdhui de lopposition
dans la Coordination démocratique, et que, cette fois, labstention
a été seulement de 27% contre 36,5% en 1998 et 43,8% en
2000.
La victoire de Chávez n'a pas dû plaire à Washington.
Le gouvernement vénézuélien a régulièrement
défié la Maison Blanche sur les intentions « unipolaires
» de sa politique extérieure et tout indique quil
continuera à le faire. Il a maintenu dexcellentes relations
avec Cuba, auquel il fournit du pétrole en échange dune
aide médicale et sportive. Il a refusé de simpliquer
dans la guerre des Etats-Unis contre la drogue en Colombie et a recherché
des voies dentente avec les guérillas de ce pays.
Qui plus est, au Sommet des Amériques réalisé au
Québec en 2001, il a refusé daccepter une résolution
en faveur dune zone de libre-échange pour le continent.
Pour promouvoir la réorganisation du marché pétrolier
en faveur des pays producteurs, il a favorisé détroites
relations avec la Libye et lIrak, qui font partie de laxe
du mal pour ladministration Bush. Il a critiqué les Etats-Unis
pour les pertes civiles causées par les bombardements en Afghanistan.
Il a organisé avec succès le second Sommet des chefs dEtats
et de gouvernements membres de lOPEP, qui eut lieu à Caracas
en septembre 2000, et qui a été le point de départ
de lactuelle hausse des prix du pétrole.
Hugo Chávez a mis en pratique une politique pétrolière
nationaliste qui heurte les grandes entreprises transnationales du secteur
et les organismes financiers multilatéraux. Une politique qui
montre quil est possible de résister avec succès
au fonctionnement de quelques aspects de la globalisation néolibérale.
Il a repris le contrôle de lindustrie nationalisée
en 1976 et a donné la priorité à la nationalisation
de la production et à la diversification des activités
de ce secteur, à lencontre de ladite « génération
Shell », cest-à-dire des dirigeants qui ont fait
pression pour que le Venezuela quitte lOPEP et qui ont promu la
privatisation de la compagnie pétrolière dEtat,
la PDVSEA. Son savoir-faire et son indépendance ont valu à
cette nation un leadership mondial indiscutable en ce domaine.
Le pétrole est une affaire clé. Depuis 1925, lor
noir est devenu le premier produit dexportation de ce pays. Cette
réalité a modelé pendant de nombreuses années
le système de démocratie restreinte et a affaibli la lutte
des classes. De fait, la démocratie vénézuélienne
fondée sur le Pacte de Punte Fijo [Pacte du Point fixe] (1958)
reposait sur la distribution de la rente pétrolière dans
le cadre dun système de clientélisme politique.
Une des clefs du triomphe présidentiel dans le référendum
révocatoire réside précisément dans la façon
dont a été redistribuée la rente pétrolière,
en la retirant aux anciens bénéficiaires et en en destinant
une partie aux secteurs les plus pauvres du pays. Ce qui nest
pas rien si on considère que près de 70% des 25 millions
dhabitants se trouve en situation de pauvreté. Le gouvernement
bolivarien a orienté cette année 3 milliards 200 millions
de dollars des revenus pétroliers pour entreprendre un audacieux
programme dans le domaine social, la production agricole et les infrastructures.
La dépense atteindra 32% du PIB.linvention...
La réforme agraire mise en route durant son mandat a été
également significative. Avec 70% des terres cultivables entre
les mains de seulement 3% des propriétaires, il a établi
une « Loi des terres » qui fixe une limite maximale à
la propriété rurale et qui a permis la distribution de
plus de 2 millions dhectares. Cette réforme, ainsi que
la reconnaissance juridique des droits des peuples indigènes
et de lexistence dune profonde discrimination raciale, a
donné le pouvoir à ceux qui ne lavaient pas et provoqué
un malaise chez les puissants. Tant et si bien que les chambres du commerce
et de lindustrie ont protesté pour la première fois
contre le pouvoir exécutif, le 10 décembre 2001, en lançant
un appel à la grève pour sopposer à la «
Loi des terres » parce quelle était supposée
contraire aux droits de propriété.
Les choses étant ainsi, il ny a pas lieu de sétonner
que les plus humbles soient convaincus que leur président est
lunique force qui refuse daccepter une globalisation qui
se réalise à leurs dépens.
On peut débattre de beaucoup de choses sur le gouvernement de
Hugo Chávez, mais il est certain que son triomphe le plus récent
confirme quil est fort loin dêtre ce gouvernement
autoritaire que lopposition vénézuélienne,
Washington et des secteurs de la social-démocratie internationale
sentêtent à décrire. Chávez a évité
de réprimer les médias hostiles à son gouvernement
et dutiliser la force pour réprimer les manifestations
qui exigeaient sa démission. Bien au contraire, il a répondu
au défi de lopposition en mobilisant ses partisans qui
se sont révélés être beaucoup plus nombreux
que ses détracteurs.
Parmi les grands vaincus de cette journée se trouvent les médias
qui ont assumé le rôle dintellectuels collectifs
de lopposition.
Avec léchec des tentatives de coups dEtat, des grèves
générales et des référendums révocatoires,
avec les points marqués, avec le carton que Chávez a fait,
la Coordination démocratique ne peut plus compter aujourdhui
que sur deux options : ou chercher à se réinsérer
dans le jeu démocratique, ou faire le pari dun magnicide.
Luis Hernández Navarro
LAmérique latine salue la victoire de Chávez
Bien que certains critiques estiment que le triomphe du président
vénézuélien Hugo Chávez dans le référendum
concernant son mandat puisse savérer perturbateur pour
lAmérique latine, des gouvernements de la région
le saluent comme une leçon de démocratie. La gauche et
le mouvement altermondialiste le considèrent comme leur propre
victoire.
Le résultat de la consultation populaire vénézuélienne,
favorable à la poursuite du mandat de Chávez jusquen
janvier 2007, encouragera le refus du projet de lAire de libre
commerce des Amériques (ALCA) que promeut Washington et renforcera
les liens des différents pays, dont le Brésil, pour une
intégration latino-américaine alternative.
« Ce triomphe démocratique donne à Chávez
une énorme crédibilité morale comme leader dune
alternative populaire au néolibéralisme et renforce le
projet dune intégration latino-américaine différente
de celle promue par Washington », a déclaré
à IPS lintellectuel allemand Hienz Dieterich, partisan
du président vénézuélien et favorable au
mouvement contraire à la globalisation actuelle.
Par contre, pour Benito Nacif, directeur des études politiques
du Centre de recherche et denseignement économique de
Mexico (CIDE), le triomphe de Chávez est « perturbateur
» car cest lapprobation « dun président
populiste, qui poursuit une politique économique désastreuse,
et qui progresse en construisant des réseaux clientélistes
».
Cependant, le produit intérieur brut vénézuélien
aura un taux de croissance de 12% cette année, selon la Commission
économique pour lAmérique latine et les Caraïbes,
après une forte diminution en 2002 et 2003, en partie en raison
des dégâts provoqués par la grève pétrolière
de deux mois contre Chávez, qui entraîna la perte de plus
de 10 milliards de dollars.
« La gauche latino-américaine, a déclaré
Benito Nacif à IPS, devrait être plus précautionneuse
avec Chávez car beaucoup de ses postulats sont proches du populisme
et de la manipulation, et sont différents de ceux dun président
de gauche comme le Brésilien Lula (Luiz Inácio Lula de
Silva). » (
)
Face au référendum, dernier recours de lopposition
pour éliminer Chávez du gouvernement après un coup
dEtat raté et la grève pétrolière
de deux mois en 2002 et 2003, peu de gouvernements sont restés
indifférents.
Depuis Santo Domingo, où il se trouve pour assister à
linstallation du nouveau président de ce pays Leonel Fernández,
le ministre des affaires étrangères brésilien Celso
Amorim, a déclaré ce lundi que le référendum
renforçait la démocratie en Amérique du Sud. Les
doutes sont « normaux » en tout processus électoral,
a-t-il commenté à propos des dénonciations de fraude
électorale, faites par lopposition. Présents au
Venezuela comme observateurs, des députés du Parti des
travailleurs (PT) au pouvoir au Brésil, ont également
manifesté leur satisfaction pour le triomphe de Chávez,
en écartant la possibilité de fraudes. Bien plus, le député
Jão Alfredo Melo a suggéré dinclure un mécanisme
similaire de consultation populaire pour la réforme politique
en cours au Brésil, pour promouvoir une « démocratie
plus participative ». De fait, Chávez est le premier
président démocratiquement élu qui se soumet à
une épreuve semblable.
La presse cubaine dEtat sest empressée de prédire
le triomphe éclatant de Chávez et, même avant le
vote, le président Fidel Castro a estimé que la victoire
de son ami serait « une victoire continentale » qui
influencera « définitivement le destin de lAmérique
latine ».
Lancien président argentin Eduardo Duhalde (2002-2003),
président de la commission des représentants permanents
du Marché commun du Sud (Mercosud : Argentine, Brésil,
Paraguay et Uruguay) a déclaré que la confirmation du
mandat de Chávez contribue à une intégration sud-américaine
plus rapide. Chávez est « lun des défenseurs
les plus acharnés » du processus dintégration,
et la poursuite de sa présidence au Venezuela « facilite
la perception dune intégration régionale rapide
».
Ce lundi 16 août, le président argentin Néstor Kirchner
a téléphoné directement à Chávez
sa « satisfaction » pour le résultat obtenu, selon
des sources citées par les médias de ce pays, tandis que
son ministre des affaires étrangères Rafael Bielsa considérait
que le triomphe était « sans appel ». Le processus
référendaire a été suivi en Argentine avec
enthousiasme et impatience par les militants des partis de gauche et
les piqueteros (mouvement des chômeurs) qui ont réalisé
une manifestation de soutien ce vendredi, et qui se réunirent
la nuit du dimanche autour de lobélisque central de Buenos
Aires.
Même le président de droite de Colombie, Alvaro Uribe,
qui est idéologiquement à lopposé de Chávez,
a félicité les Vénézuéliens en affirmant
quils « ont donné une belle leçon de démocratie
au monde ». «Félicitations, Venezuela, félicitations,
président Chávez. Unité au Venezuela, pour un brillant
avenir » déclarait le message envoyé par Uribe.
(
)
Héctor de la Cueva, porte-parole du Réseau mexicain daction
face au libre-échange, a déclaré à IPS :
« Bien que le mouvement altermondialiste ne soit pas chaviste
et que nous critiquons certaines de ses stratégies gouvernementales,
nous partageons beaucoup de ses postulats, cest pourquoi son triomphe
nous réjouit beaucoup. » H. de la Cueva, un des fondateurs
de lAlliance sociale continentale, qui propose un autre modèle
de mondialisation, a ajouté : « La victoire de Chávez
nous montre que des positions différentes du néolibéralisme
ont de larges assises dans la réalité latino-américaine.
»
Chávez soutient que lALCA, telle quelle est projetée,
ne doit pas se réaliser sur le continent américain. En
échange, il propose lAlternative bolivarienne pour les
Amériques (ALBA), intégration basée sur la collaboration
non sur la concurrence, qui de plus prendrait en compte les secteurs
sociaux les plus démunis. « Avec un Chávez renforcé,
estime Heinz Dieterich, lALBA a un avenir meilleur et bien plus
encore si mûrissent les accords dintégration que
promeut le Venezuela avec le Brésil et lArgentine.
»
Parallèlement à la négociation de lALCA,
le Brésil et ses voisins ont choisi de consolider lalliance
sud-américaine, en liant le Marché commun du Sud (Mercosur)
avec la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Equateur,
Pérou et Venezuela). Hienz Dieterich, chercheur à lUniversité
autonome métropolitaine de Mexico, soutient : « Laxe
de pouvoir du Sud (Venezuela, Brésil et Argentine) prend de la
force et devient une alternative valide et pratique par rapport aux
postulats des Etats-Unis. »
H. de la Cueva a déclaré : « Grâce à
la présence de Chávez et à celle de Lula au Brésil,
grâce à la force de tout le mouvement social latino-américain,
lALCA est voué à léchec, tout comme
nombre des politiques que veulent imposer Washington et le FMI.
»
Par contre, B. Nacif estime que « le Brésil et lArgentine
nont pas choisi le modèle populiste et clientéliste
de Chávez car ils sont plus responsables et ne veulent pas que
leurs économies aillent au désastre ». Bien
que le politologue concède que la victoire de Chávez «
ne soit pas discutable dun point de vue institutionnel
», il la attribuée à la division de lopposition
vénézuélienne, à lhabileté
du président pour faire porter à lopposition la
responsabilité de « tous les maux du pays »
et à la construction de réseaux « clientélistes
» par lintermédiaire des plans sociaux en faveur
des plus pauvres. Ces plans comprennent des programmes dalphabétisation,
la vente de vivres à bas prix, des microcrédits pour favoriser
la production agricole, des bourses et des actions de base en matière
de santé.
Diego Cevallos,
avec le concours de Marcela Valente (Argentine)
et de Mario Osava (Brésil)
Traduction DIAL.
En cas de reproduction,
mentionner la source DIAL.